La FSSS-CSN intervient pour le personnel à risque

Depuis le début de la crise de la COVID-19, la FSSS-CSN intervient pour assurer la protection du personnel à risque. Ces interventions ont entraîné des avancées, mais du travail reste à faire.

Interventions auprès du MSSS

La FSSS-CSN a soulevé la question des personnes à risque (immunodéprimées, de 70 ans et plus, avec maladies chroniques et femmes enceintes) qui travaillent dans le milieu de la santé et des services sociaux au ministère. Le MSSS a répondu que dans ces cas, les employeurs devaient envisager une des trois possibilités suivantes :

  1. Faire du télétravail;
  2. Dans le cas où le télétravail n’est pas possible, trouver une affectation de travail qui n’expose par ces personnes au risque de contracter la maladie (la FSSS fait toujours l’évaluation que la possibilité d’une affectation de travail sécuritaire dans un établissement de santé ou un milieu de soins, dans un contexte de transmission communautaire du virus, est difficilement concevable);
  3. À défaut d’être en mesure de mettre en place l’une ou l’autre de ces solutions, la personne devait être placée en isolement à la maison sans perte de traitement.

La position de la FSSS demeure la même, à savoir que ces personnes devraient automatiquement être retirées du milieu de travail et placées en situation de télétravail ou d’isolement avec maintien du traitement, tant pour des raisons de santé et sécurité du travail que de santé publique. Nos représentations en ce sens se poursuivent.

Interventions auprès de la santé publique et de la CNESST

D’autre part, la FSSS était intervenue, à ce sujet, auprès des autorités de santé publique et de la CNESST. L’Institut national de santé publique a publié de nouvelles recommandations au sujet des femmes enceintes et des personnes immunodéprimées, que vous pouvez consulter ici :

Les employeurs doivent donc agir en conséquence. Ces personnes doivent soient être placées en télétravail ou en isolement à la maison sans perte de traitement. Si l’employer veut réaffecter ces personnes, cela devrait être fait à titre tout à fait exceptionnel et en respect des recommandations de l’INSPQ, lesquelles sont très contraignantes. De telles réaffectations sont difficilement envisageables dans un établissement de santé ou un milieu de soins.

 

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